retour de Paris…

Posted in notes by nananono on Oct 28th, 2008

du 28 octobre

Ce weekend à Paris, même sensation de « retrouver » quelque chose… on est allés Yaniv et moi voir l’exposition « métamorphoses » à l’Espace Louis Vuitton (exposition d’art contemporain coréen), puis le lendemain j’ai photocopié le maximum de documents que je pouvais au Centre culturel coréen et on a enchaîné avec un bon petit resto… coréen…

Je me faisais la remarque quand nous quittions Paris
« je ressens à Paris toujours la même chose… c’est une sensation propre à cette ville et je n’arrive pas à la changer… »
c’est comme à Edimbourg, à chaque fois que j’y suis, j’ai une une sensation propre à cette ville, qui mue dans le temps de façon identique: un grand soulagement, une grande liberté suivi d’un grand stress, d’une angoisse profonde.

quand au « festival »
qu’est ce que j’y ressens ?
et de la Corée, qu’est-ce que je ressens ?

(photo de l’installation de Do Ho Suh- du site www.artscape.fr)

 

L’espace Louis Vuitton accueille «Métamorphoses, Trajectoires coréennes» du 1er octobre au 31 décembre 2008

“Cette exposition tourne autour de l’art contemporain coréen avec neuf artistes connus à l’internationale dont Do ho Suh, qui nous apporte son oeuvre “Cause & Effect” et Hyungkoo Lee avec ses séries des squelettes des dessins-animé célèbre comme Bugs Bunny, ainsi que d’autres oeuvres qu’il conçoit spécialement pour Métamorphoses.

En 1988, les JO de Séoul et l’élection d’un président au suffrage universel, transforment radicalement le visage de la Corée. Vingt ans plus tard, en 2008 : miracle économique, révolution technologique, laboratoire cybernétique, le pays du matin calme est connecté, ouvert sur le monde. Il se métamorphose et les artistes en sont l’incarnation.”

pansori (1)

Posted in Uncategorized, notes by nananono on Oct 23rd, 2008

J’essaie de faire quelques recherches sur le pansori, je cherche le texte de « Chunhyang », celui que j’ai entendu pour la première fois, et un extrait encore ce samedi… mais il semble qu’il soit très difficile de se le procurer…

Le Pansori est le premier art coréen que j’ai découvert en même tant que le film: « La chanteuse de Pansori », de Im Kwon Taek (Seopyeonje). Sorti en France en 1995, je l’ai découvert sur la rtbf en 1997….
Je me souviens de ce jour… J’étais dans mon kot à Bruxelles, avec mes amis, je regardais ce film par hasard, nous étions quatre ou cinq dans la pièce, assis ou debouts, ça devait être un samedi ou un dimanche en journée… je n’ai pas vu le début mais rapidement ce chant m’a pris les tripes… peu habituée à cela, je cachais mon trouble, jouant au yoyo silencieusement avec ma pomme d’adam… je ne voulais pas trahir mon émotion…

 

(extrait de La Chanteuse de pansori, Im Kwon Taek, 112min, 1993)

Voyons ce que nous dit wikipedia sur le pansori :

« Le pansori est classé “Patrimoine oral et immatériel de l’humanité” par l’UNESCO.
Cette “Proclamation des chefs-d’œuvre du patrimoine oral et immatériel de l’humanité » a été octroyée pour la première fois en 2001… Une nouvelle liste est établie tous les deux ans par un jury international. Les chefs-d’œuvre proposés doivent être une expression culturelle vivante ou menacée. Ils doivent aussi faire l’objet de programmes de préservation et de promotion, le fait d’être inscrit sur la liste de l’UNESCO n’étant pas une garantie absolue de protection.
En 2003, le jury a examiné 56 candidatures, vingt-huit chefs-d’œuvre ont été proclamés (2 en Afrique, 11 en Asie, 4 en Europe, 3 dans les pays arabes, 6 en Amérique latine et les caraïbes et 2 multinationaux) :
Dont la Belgique : le Carnaval de Binche et la République de Corée : les chants épiques Pansori. »

Ici ce que nous dit l’Unesco :

« Proclamation 2003: “Les chants épiques Pansori”

Le pansori est une forme d’art dramatique musical exécutée par un chanteur accompagné d’un tambour. Cette tradition populaire, qui se distingue par son chant expressif, son discours stylisé, son répertoire de récits et sa gestuelle, embrasse à la fois la culture des élites et celle du peuple. 
Accompagné d’un seul tambour, le chanteur (homme ou femme) improvise, parfois huit heures durant, sur des textes mêlant expressions littéraires érudites et dialecte rural.
Le terme pansori vient des mots coréens pan qui signifie « endroit où les gens se rassemblent » et sori, « chant ». Le pansori apparaît au dix-septième siècle dans le sud-ouest de la Corée, probablement comme une nouvelle expression des chants narratifs des chamans. Tradition orale perpétuée par le peuple jusqu’à la fin du dix-neuvième siècle, il s’enrichit ensuite d’un contenu littéraire plus sophistiqué, gagnant ainsi les faveurs des élites urbaines. Les actions, les personnages et les situations mis en scène plongent leurs racines dans la Corée de la dynastie de Chosen (1392-1910). Pour acquérir la maîtrise des nombreux timbres vocaux et mémoriser le répertoire complexe, les chanteurs doivent se soumettre à un long et rigoureux entraînement. De nombreux virtuoses ont élaboré leur propre style d’interprétation et sont renommés pour leur manière particulière de déclamer certains épisodes.
Menacé de disparition dans le contexte de modernisation accélérée que connaît la Corée, le pansori a été proclamé « Bien culturel immatériel national » en 1964. Cette mesure a suscité un soutien institutionnel généreux qui a permis le renouveau de la tradition. Si le pansori reste l’un des genres préférés parmi les arts traditionnels du spectacle, il a
perdu beaucoup de son caractère spontané originel. Comble de l’ironie, cette évolution récente est la conséquence directe des efforts de conservation, l’improvisation tendant à être reléguée au second plan avec l’essor du répertoire écrit. En fait, peu de chanteurs sont encore capables d’improviser et le public est moins sensible à la créativité spontanée et à la langue du pansori traditionnel. »



(interviewextrait avec Mr Kang Jung Yeul, gayageum&chant pansori, s’exprimant sur le pansori, “talent de transmission national”- fait au bozar 18102008)

sur la disparition du pansori…

(morceaux choisis d’entretien avec Patrick Maurus, Spécialite de la langue et de la culture coréenne)

“le pansori est aujourd’hui un genre quasi éteint. Ce que je suis le premier à déplorer. On peut y avoir accès, et c’est tant mieux, via le cinéma, mais ceci amplifie cela. C’est une réduction du format pansori aux contraintes de la culture de masse. L’équivalent occidental approximatif seraient des ténors poussant la chansonnette (c’est-à-dire une série de brefs extraits d’opéras) avec le son de la télévision. Des gens qui donnent raison à Bourdieu, qui ne voient dans la culture populaire qu’une culture bourgeoise dégradée.
Cela répond un petit peu à la question : « que reste-t-il du pansori ? » Un jeune Coréen d’aujourd’hui n’en aura certainement jamais vu en version traditionnelle. Mais il importe d’avoir une vue historique et non passéiste. En commençant par dire qu’il n’y a jamais eu de forme stable, je dirai “par définition”. C’est peut-être même là l’intérêt principal de cette forme artistique ; pas de stabilité de la forme, pas de stabilité de la représentation non plus. Hétérogénéité il y a, de toute façon, dans les styles de pansori. Le style de l’ouest (nord-ouest de la province du Chôlla), dans lequel se distinguait Song Hûngnok, en employant beaucoup de graves, avec des chants brefs, est différent du style de l’est (celui dont il est question dans La Chanteuse de Pansori et qui correspond en vérité plutôt au sud du Chôlla), illustré par Pak Yujôn. L’emploi de tons mineurs et de longues vocalises est typique du style du centre (province du Chungchông), sur lequel Kim Sôngok a laissé son empreinte. Tout cela ne couvrait en fait qu’un assez petit territoire, ce qui aide peut-être à comprendre la minceur du répertoire.
Où étaient interprétés les pansori ?
Toutes les peintures anciennes montrent le chanteur (plutôt un homme) avec son éventail, chantant debout devant son joueur de tambour et une table d’alcool. Taxez-moi de positiviste, mais la table d’alcool joue son rôle. On est en plein air, et une assistance choisie goûte à tout (musique, texte, alcool, femmes). Chanteur et percussionnistes occupent une seule et même natte. Le public commente ou scande, si l’on préfère, à sa façon, avec des « c’est bien ». D’une façon générale, le public coréen n’était pas silencieux, quel que fût le spectacle. Il faut sans doute considérer ensemble les conditions de la représentation et les particularités du pansori : le chanteur doit captiver son audience, renouveler sans cesse son intérêt. Quant on sait que le spectacle peut durer jusqu’à huit heures. On devine quels trésors de savoir-faire vocal sont exigés. L’existence de ces peintures datant du XVIIIe siècle pose d’ailleurs problème. On veut absolument, dans la grande vague ethno-nationaliste actuelle, en faire - le genre populaire par excellence. Les peintures montrent en fait des aristocrates. L’opposition public restreint / public large ne permet sans doute pas de penser le phénomène. Il faut sans doute remonter plus tôt, c’est-à-dire à des hypothèses plus incertaines encore. On croit savoir que les lieux publics, les marchés essentiellement, étaient parcourus de diverses sortes d’artistes, plus ou moins autonomes (d’une confession). On prête à ces kwangdae d’avoir représenté-joué-chanté des historiettes, soit du type de Chunhyang, soit les ancêtres de Chunhyang. En tout état de cause, il ne pouvait pas s’agir de représentations de huit heures. Places de marché ou nattes pour pique-nique d’aristocrates, il ne s’agissait jamais de scène surélevée comme au théâtre.

(…)
lisez tout sur
http://www.vacarme.eu.org/article1056.html

Korean Culture in Action

Posted in notes by nananono on Oct 20th, 2008

l’ambassade m’a demandé le jour-même de réaliser 4 minutes de highlights de la journée très haute en couleur du 18/10… résultat: 10 heures de tournage, 7h de dérushage et montage pour le lendemain matin… voici le résultat… à ce jour, je cours encore après eux pour savoir ce que sont devenues ces images.. bienvenue dans le “VRAI monde du réel”…


monté et filmé le 18/10 par yaniv de ridder/nathalie vanderlinden

notez d’ailleurs que ce montage n’a rien à voir avec “les raquetteurs”… :(

stratégies (1)

Posted in notes by nananono on Oct 20th, 2008

je suis très en retard sur ce blog, ce post aurait dû être publié la semaine passée, aux alentours du 11/10, après la première vague intense de filmage… depuis, avec la distance, je suis déjà un “pas” plus loin dans ma réflexion… mais ce n’est pas grave…

Notes de cette nuit 10/10 dans le vif le lendemain matin
Je mets en vert mes stratégies pour évoluer dans le film
Je mets en rouge ce qui est à faire concrètement : actions
Je mets en bleu mes regrets à corriger

Je laisse en noir des notes

En Corée, la carte de visite est très importante, plus longtemps tu la regardes , plus tu montres de l’intérêt pour la personne qui te la donne…

Projet lié aux cartes de visite
Filmer toutes les cartes de visite reçues, les lire à voix haute devant caméra
- Projet poussé:
Aller rechercher ces gens qui m’ont donné leur carte de visite en Corée, leur envoyer mon film ici quand il sera fait ou extraits et leur soumettre un projet : une rencontre filmée

quand j’ai commencé ce projet
je n’ai pas imaginé toutes les difficultés
mais c’est normal il y a plusieurs phases !
voici les phases de la phase I :
- la phase « motivation derrière mon ordi », je fais ma petite demande et elle est acceptée, tout ça toujours « derrière mon ordi »
- puis la phase « ahah arg je ne m’étais pas rendue compte que j’allais devoir jouer du public relations c’est bien ma veine»…
- la phase « désillusion » (vitale à mon travail), je m’aperçois que je suis « personne » ☹
- la phase « frustration ne pas savoir communiquer »
… je n’ai pas mesuré les difficultés
j’ai pensé « wow je vais rencontrer des coréens artistes »
mais aujourd’hui, je me rappelle plus que tout que je ne parle pas coréen…

remarques :
le jour où je me suis faite présenter via la traductrice ils m’ont pris au sérieux
je n’aurai pas dû donner mon numéro écrit sur un papier ! j’ai eu l’air plouc !!

à part si ça avait été une belle carte de visite !!!
donc
stratégie 1
faire ma carte de visite
filmer quand je la fais
quand je la « design »

finalement le temps fera son œuvre j’espère
pour le moment c’est comme « vivre un événément dans une vie »
mais ici je vais trouver des solutions vidéo pour pallier à mon « problème » !
ici la différence c’est que je peux voir mes rushes
réfléchir à ce que j’ai fait
aux « erreurs » que j’ai commises
et que je peux modifier ça dans l’avenir

Je suis dans la Phase 2
j’ai analysé ce que je fais
je peux passer à un plan de stratégie pour réussier à changer ces problèmes de la phase 1

Stratégies- Actions
Dans l’idée-stratégie pour rencontrer des coréens car jusqu’à présent frustrée :
- 1 apprendre la langue
- 2 Essayer de parler coréen avec les gens que je rencontrerai
- 3 faire la carte de visite

lien-idée
après avoir filmé la visite guidée ce samedi 10/10
demander de se procurer le texte en français ou anglais de la visite guidée, le faire traduire en coréen, engager quelqu’un pour une journée (demander ambassade) et filmer la visite guidée en coréen par une coréen(ne)
demander une présentation assez froide
=passage film sur une sorte d’incompréhension opaque, où le langage ne serait pas compris

Chantal Akerman par Chantal Akerman

Posted in notes by nananono on Oct 19th, 2008

Depuis quelques semaines, je me suis remise à la relecture du livre « Chantal Akerman par Chantal Akerman » paru aux Editions Cahiers du cinéma/Centre Pompidou. A chaque fois que je loue ce livre à la bibliothèque, je retombe sur mes marques-pages et sur des traces de phrases soulignées au crayon… peut-être les miennes… ? Les textes de Chantal Akerman sont des réflexions à voix haute sur son cinéma (on retrouve cette « esthétique » dans ses films, ses films ont d’abord été des textes). Ce qu’elle dit, c’est comme si elle cherchait encore sa légitimité, comme si elle s’inquiétait encore de ce qu’elle faisait… Cela résonne chez moi, car c’est cela le documentaire… comme le dit si bien Godard « La fiction c’est la certitude, le documentaire c’est la réalité avec son incertitude. »



Cahiers du Cinema Livres (7 mai 2004)

page 89-…98
c’est un texte qu’elle a écrit à propos de son film « De l’autre côté »…

« J’ai failli ne pas faire De l’autre côté.
Mon texte ne plaisait pas à Thierry. Mais cette fois je me suis battue. Je dis « cette fois » parce que je ne me suis pas battue pour Du Moyen Orient. Il a fallu quand même que j’écrive un autre texte, cela ne m’a pas vraiment dérangée, j’aime écrire. (…)
Le deuxième texte-en tout cas, son début- que j’ai écrit pour défendre De l’autre côté, pourrait presque servir pour tous mes documentaires. Pour défendre la cause du documentaire à tout jamais. Jamais est un bien grand mot, mais là tout d’un coup, il me plaît. J’ai donc écrit à Thierry « Vous m’avez demandé de préciser ma pensée, Vous aimeriez savoir par quel bout je vais pouvoir prendre ce sujet. Moi aussi, je me sentirais mieux, plus tranquille, et aussi sans doute moins intéressée par le projet. Parce que ce qui me fascine et m’effraie à la fois, quand je me mets en tête de faire un documentaire, c’est bien de le découvrir ce documentaire, de le découvrir en le faisant.
Et préciser ma pensée serait, je crois, aller à l’encontre même du projet documentaire, et me fait donc un peu peur.
Parce que, en le faisant, je me laisse conduire, je dirais presque à l’aveuglette, et je deviens une sorte »d’éponge-plaque sensible » qui aurait une écoute flottante et d’où surnagerait ou se révèlerait au bout d’un long moment, le film.
Ce qui me fait peur, ce n’est pas de penser ; mais bien d’enfermer un documentaire dans du déjà « prépensé » alors que ce que j’essaie, c’est d’arriver « sur les lieux du crime » presque vierge, et que ce soit la matière même du documentaire qui vienne m’occuper et pas le contraire.
C’est presque impossible bien sûr, et l’on arrive toujours quelque part avec tout ce qu’on traîne, et tout ce qui vous constitue. Et peut-être pour ce documentaire-là, cette écoute flottante est-elle encore plus nécessaire que d’habitude parce qu’on a déjà tant d’images dans la tête, tant d’icônes… »
(…)
(p 98)Oui, la grande différence pour moi entre un documentaire et une fiction, avant que l’un ou l’autre ne soient finis, c’est que quand on part tourner un documentaire, on part sans scénario et sans acteurs. Après le documentaire tourné, et monté s’il n’ouvre pas une brèche dans l’imaginaire, s’il ne s’y glisse pas de la fiction, alors pour moi, ce n’est pas un documentaire. Quand à la fiction, s’il ne s’y glisse pas du documentaire alors, j’ai du mal à penser que c’est un film de fiction. »

J’ai vu “Les raquetteurs” (2)

Posted in notes by nananono on Oct 19th, 2008

pour compléter, ou mieux, pour ceux d’entre vous qui désirent une analyse dramaturgique du petit bijou “les raquetteurs” de Michel Brault et Gilles Groulx. je vous propose d’aller voir tout ça sur le blog du cours de narration1 de mon ancien prof de vidéo Dominique L:


contact

Posted in notes by nananono on Oct 12th, 2008

(rushes du 0810)

eye contact

Posted in notes by nananono on Oct 10th, 2008

(rushes du 0810)

le soir de l’opening concert au bozar…

backstage

Posted in notes by nananono on Oct 9th, 2008

(rushes du 0810)

Ce n’est pas comme je croyais
Je suis là parmi eux
J’ai ma caméra en main
C’est tout ce que j’ai
Ils me reconnaissent comme ça
Je suis la fille qui filme tout mais qui ne parle pas
Je suis en dehors enfin non pas vraiment
Je suis en dedans
Mais trop en dedans de moi
Je suis trop en moi

Ne pas savoir communiquer
C’est vraiment horriblee
(c’est comme si ma caméra me paralysait encore plus)

Je regarde mes rushes du 08 10 je vois bien quelques tentatives…
je ne dois pas me fixer là dessus…
Il ne faut pas que cela devienne obsessionnel
Ça s’apprend aussi
Apprendre à communiquer avec la caméra
sans l’imposer en tant que machine
ma caméra est ici comme pathétique
elle scrute le moindre signe de contact avec moi…

J’ai vu « Les raquetteurs »

Posted in Uncategorized, notes by nananono on Oct 8th, 2008

Sa force est de donner à voir un événement, dont on comprend le déroulement et son existence-même (car qu’est-ce qu’une réunion de raquetteurs au Canada ?) en regardant le film.
Le cinéaste est là où se trouve les gens c’est bien simple… ou non ce n’est pas si simple…
Etre parmi les gens, c’est leur faire face, c’est s’imposer quelque part en tant que personne qui demande quelque chose d’eux, qui les regarde bouger, parler, rire… c’est ne pas avoir peur de capter et de recevoir, c’est s’imposer dans un monde où l’on peut être accepté comme refusé… c’est le « monde du réel » auquel je fais face…
aujourd’hui j’avais cette phrase de Michel Brault, réalisateur du film avec Gilles Groux et un des pionniers du cinéma direct, en tête….
« Pour aller filmer les gens, pour aller parmi eux, avec eux, ils doivent savoir que nous sommes là, ils doivent accepter les conséquences de la présence de la caméra et ça nécessite l’utilisation d’un grand angulaire. La seule démarche légitime est celle qui sous-tend une sorte de contrat tacite entre les gens filmés et ceux qui filment, c’est-à-dire une acceptation mutuelle de la présence de l’autre. »

Les raquetteurs (1958) nb, 15 min.
Michel Brault
Gilles Groulx
disponible à la médiathèque
merci dominique pour cette découverte!