J’ai vu « Les raquetteurs » Comments (1)
Sa force est de donner à voir un événement, dont on comprend le déroulement et son existence-même (car qu’est-ce qu’une réunion de raquetteurs au Canada ?) en regardant le film.
Le cinéaste est là où se trouve les gens c’est bien simple… ou non ce n’est pas si simple…
Etre parmi les gens, c’est leur faire face, c’est s’imposer quelque part en tant que personne qui demande quelque chose d’eux, qui les regarde bouger, parler, rire… c’est ne pas avoir peur de capter et de recevoir, c’est s’imposer dans un monde où l’on peut être accepté comme refusé… c’est le « monde du réel » auquel je fais face…
aujourd’hui j’avais cette phrase de Michel Brault, réalisateur du film avec Gilles Groux et un des pionniers du cinéma direct, en tête….
« Pour aller filmer les gens, pour aller parmi eux, avec eux, ils doivent savoir que nous sommes là, ils doivent accepter les conséquences de la présence de la caméra et ça nécessite l’utilisation d’un grand angulaire. La seule démarche légitime est celle qui sous-tend une sorte de contrat tacite entre les gens filmés et ceux qui filment, c’est-à-dire une acceptation mutuelle de la présence de l’autre. »
Les raquetteurs (1958) nb, 15 min.
Michel Brault
Gilles Groulx
disponible à la médiathèque
merci dominique pour cette découverte!



