A l’exposition “métamorphoses”, toujours plus questionnante devant des oeuvres video, Yaniv et moi, nous sommes restés plantés un bon moment devant les “Drama series” de OH Yong-Seok.
Ces projections sont des écrans constitués de fragments d’images fixes (photos) plus petites et de morceaux d’images de films… mon regard a été attiré par ces paysages déserts, muets, ce ciel très grand, cette lune immense qui bouffe le cadre dans un autre plan, un cerf-volant qui bouge dans un coin, lui seul bouge… plusieurs temps se “superposent”… les temps perçus par moi en train de regarder, le temps de Hana-bi (que j’ai identifié) lorsque le couple est assis face à la mer (à la fin du long métrage), le temps qui reste figé pour ce bout de nuage… avant de reconnaitre Hana-bi, je l’ai perçu comme un document, comme des scènes de vacances d’un autre temps…

(Yong-seok Oh: Drama No. 3, 2004-2005 - photo prise sur le site http://hosting.zkm.de)
je regarde mes rushes depuis lundi car je suis à la maison avec des courbatures partout… je revois l’arrivée du national orchestra, j’essaie d’extraire mon regard de “l’événement” et je me demande pourquoi cette arrivée de coréens à l’aéroport m’attire tant… je me rends compte que je perçois ce moment comme un “film”, une fiction, hors de ma réalité… je ne sais pas pourquoi…
du 28 octobre
Ce weekend à Paris, même sensation de « retrouver » quelque chose… on est allés Yaniv et moi voir l’exposition « métamorphoses » à l’Espace Louis Vuitton (exposition d’art contemporain coréen), puis le lendemain j’ai photocopié le maximum de documents que je pouvais au Centre culturel coréen et on a enchaîné avec un bon petit resto… coréen…
Je me faisais la remarque quand nous quittions Paris
« je ressens à Paris toujours la même chose… c’est une sensation propre à cette ville et je n’arrive pas à la changer… »
c’est comme à Edimbourg, à chaque fois que j’y suis, j’ai une une sensation propre à cette ville, qui mue dans le temps de façon identique: un grand soulagement, une grande liberté suivi d’un grand stress, d’une angoisse profonde.
quand au « festival »
qu’est ce que j’y ressens ?
et de la Corée, qu’est-ce que je ressens ?

(photo de l’installation de Do Ho Suh- du site www.artscape.fr)
L’espace Louis Vuitton accueille «Métamorphoses, Trajectoires coréennes» du 1er octobre au 31 décembre 2008
“Cette exposition tourne autour de l’art contemporain coréen avec neuf artistes connus à l’internationale dont Do ho Suh, qui nous apporte son oeuvre “Cause & Effect” et Hyungkoo Lee avec ses séries des squelettes des dessins-animé célèbre comme Bugs Bunny, ainsi que d’autres oeuvres qu’il conçoit spécialement pour Métamorphoses.
En 1988, les JO de Séoul et l’élection d’un président au suffrage universel, transforment radicalement le visage de la Corée. Vingt ans plus tard, en 2008 : miracle économique, révolution technologique, laboratoire cybernétique, le pays du matin calme est connecté, ouvert sur le monde. Il se métamorphose et les artistes en sont l’incarnation.”